AZ Challenge- Lettre V

Lettre V

V comme Vraiment ?

C’est vraiment trop triste. Il y a des jours comme ça ou on se dit qu’il aurait peut-être mieux fallu ne pas trouver d’informations.

Je ne sais pas pourquoi mais cela faisait plusieurs jours que je pensais à la Tante Christiane, à son humour, à ses charentaise, à ses jeux de poker, (celle de la lettre S, la fille de Joseph Jules Auber) . J’ai donc décidé de faire quelques recherches sur ses deux mariages ; le premier avec Pierre Bouillin, le 31 Décembre 1926 à Paris dans le 5ème (elle avait 27 ans), et le deuxième avec Fernand Wagner le 29 Octobre 1942 également à Paris (elle avait 43 ans)

J’étais persuadée qu’elle était veuve jusqu’á ce qu’en faisant une recherche au hasard sur Pierre Bouillin, je réalise que le coureur automobile Pierre Levegh, celui de la catastrophe au Mans en 1955 et lui  ne sont qu’une seule et même personne. J’ai vérifié, recroisé les dates. Il n’y a pas de doute, Pierre Levegh a fait partie de la famille Auber pendant un moment. J’ignore la date et  les détails de la séparation, mais ça a dû lui faire un choc terrible, même après toutes ces années. En plus son mariage avec Fernand Wagner n’aura duré que 6ans puisqu’il est mort le 17 Décembre 1948.
Pauvre Tante Christiane. Elle n’aura pas eu beaucoup de chance dans sa vie privée.

Pierre Levegh

‘’LEVEGH Pierre (1905 1955)
Pierre Levegh de son vrai nom Pierre Bouillin, était un pilote automobile français, né le 22 décembre 1905 à Paris. Il est surtout connu pour son implication dans la catastrophe des 24 heures du Mans 1955 dans laquelle il trouva la mort et qui fit plus de 80 morts dans le public.

Sportif accompli, reconnu pour ses qualités dans diverses disciplines (le hockey sur glace, le tennis ou encore la voile) Pierre Bouillin débute le sport automobile en 1937, à l’âge de 32 ans. En hommage à son oncle Alfred Velghe (un pilote automobile de la fin du XIXe siècle qui courait sous l’anagramme “Levegh”), Bouillin décide de prendre lui aussi le pseudonyme “Levegh”. Avant que la guerre n’éclate, il trouve le temps de se forger une jolie réputation au niveau national dans des épreuves de type “sport”, ainsi qu’en Grand Prix.

A la fin de la guerre, Pierre “Levegh” peut reprendre sa carrière. Au volant d’une Talbot, il participe ainsi à plusieurs Grand Prix du nouveau championnat du monde de Formule 1, en 1950 et 1951.

Mais c’est surtout en catégorie “sport” qu’il se distingue. Il signe d’ailleurs le plus bel exploit de sa carrière à l’occasion des 24 heures du Mans 1952, où il parvient en solitaire (à l’époque le nombre d’heures au volant n’était pas limité) à dominer les Mercedes. Mais dans la dernière heure de course, alors qu’il a 4 tours d’avance sur son plus proche poursuivant, une casse moteur le prive de la victoire.

Pour l’édition 1955 des 24 heures du Mans, Pierre Levegh obtient son baton de maréchal en étant incorporé par Alfred Neubauer à l’équipe officielle Mercedes, pour piloter une des redoutables Mercedes 300 SLR, en équipage avec John Fitch. Dans la troisième heure de course, Levegh concède un tour au leader Mike Hawthorn (Jaguar), alors engagé dans une intense bataille avec Juan Manuel Fangio (Mercedes).

A l’entame de la ligne droite des stands, le trio rejoint l’Austin Healey de Lance Macklin, sensiblement plus lente. Hawthorn est le premier à doubler Macklin, mais il se rabat immédiatement pour pénétrer dans la voie des stands. Surpris par la manoeuvre, Macklin fait un écart, qui à son tour surprend Levegh. Le pilote français a le temps de lever le bras pour prévenir Fangio, derrière lui, mais ne parvient pas à éviter Macklin.

Sa Mercedes décolle sur l’Austin avant de s’écraser et de rebondir à plusieurs reprises sur le talus séparant la piste des tribunes.

Levegh est tué sur le coup tandis que des éléments de la Mercedes (notamment le moteur, le train avant, et le capot) sont projetés dans le public, tuant plus de 80 spectateurs. Cet événement reste à ce jour le plus grand drame de l’histoire du sport automobile.

Pierre Levegh est décédé le 11 juin 1955 au Mans. ‘’

Sources

https://www.mercedes-benz.com/en/mercedes-benz/classic/history/gallery-of-legends
Wikipedia